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La slack au Caf

Les encadrants

  • Maxime Moncamp
  • Olivier Calbrix
  • Solène Fichet
  • William Ste-Catherine

 

L’activité “slack-line” connait un remarquable essor depuis quelques années. Elle est beaucoup pratiquée dans nos clubs, à l’occasion des stages des écoles pour les jeunes.
Notre Fédération a décidé depuis septembre 2012 de développer cette activité. Des clubs spécifiques ont été créés. L’activité a été structurée au niveau national et dans certains clubs. Des expérimentations de formation « initiateur de slack line » auront lieu en 2014, des rassemblements se multiplient. Des travaux de préconisations pédagogiques et sécuritaires ont été menés par les clubs, la commission nationale « slack line » en partenariat avec la société « slack.fr ».

 

Qu’est ce que l’activité « slack-line » ?

La « slackline » (ligne molle) est un sport qui consiste à marcher sur une sangle tendue entre deux points fixes qui peuvent être des arbres, des poteaux artificiels ou des ancrages dans le sol.
Par opposition au funambule de fil classique, la sangle est dynamique et le « slackliner » (personne pratiquant la slackline) n'utilise pas de balancier. L’évolution et le maintien de l’équilibre sur la slackline se fait donc uniquement à l’aide du corps : bras, jambes, tête, ect...

Le sport se décline en plusieurs disciplines :

  • Slackline : évolution sur une slackline de moins de 15m de long à 30cm du sol. C’est la pratiqu la plus courante, celle qui permet de débuter.
  • Jumpline ou trickline : sur une slackline très tendue procurant un bon rebond, on effectue des figures aériennes ou statiques. C’est la partie acrobatique/freestyle.
  • Longline : version longue distance de la slackline, au-delà de 15m jusqu’à plusieurs centaines de mètres. Tenir en équilibre demande alors endurance et un maximum de concentration.
  • Waterline : pratique de la slackline ou longline au-dessus de l’eau (lac, rivière,...). Marcher sur l’eau devient possible !
  • Highline : cette pratique joue avec le vertige, c’est l’évolution sur une slackline au-dessus du vide, généralement en montagne. Un équipement d’assurage et une installation particulière sont mis en place.
  • Blindline : tous ces exercices peuvent être effectués les yeux fermés ou bandés à des fins spectaculaires ou d'entrainement.

La discipline étant en pleine expansion, les meilleurs athlètes ne cessent de repousser les limites de distance parcourue et de hauteur de highline. Voici à titre indicatif quelques records actuels :

A l’international :
  • Record de longueur au sol : 500m de long, réalisé par Jerry Miszewski
  • Record de Highline 214m à 92m de haut par Jerry Miszewski

En France :

  • Record de longueur en highline : 150m de long à 110m de haut, réalisé par Théo Sanson.
  • Record de longueur au sol 250m à 4m de hauteur par Julien Millot, Etienne Guignier, Théo Sanson, Nathan Paulin
Bien sûr il existe une prise de risque comme dans toutes nos activités... et comme toujours la formation et la responsabilisation du pratiquant sont les éléments fondamentaux du travail sur la sécurité pour accéder à l’autonomie et éviter des comportements « inconscients ».
II Comment installer une « slack line » ?

Il faut installer 2 ancrages et une ligne entre ces deux points.
Il existe différents systèmes pour tendre une slackline : cliquet ou tendeur, mouflage sur sangle, mouflage sur corde par exemple.
Et différentes variantes pouvant coupler ces mêmes systèmes. On peut par exemple utiliser en renvoi un cliquet sur un mouflage de sangle.

Anticiper la rupture de n'importe quelle partie de la chaîne du montage est une question essentielle à se poser dès le départ. Pour ceci il faut connaître :

  • les résistances des équipements
  • les avantages et inconvénients des différents systèmes
  • prévenir les accidents lors de l’installation (projections d'objets)

Dans la chaîne de résistance des matériaux, il faudrait privilégier la sangle ou « slackline » comme étant l'élément le moins résistant. Ainsi on favorise sa rupture par rapport aux éléments métalliques qui sont les plus dangereux. Viennent ensuite par ordre croissant le bloqueur de sangle (line-lock, bannana,...), le connecteur, l'amarrage.

Les ancrages sont souvent des points déjà installés ou des arbres. Il est important de limiter notre impact sur le milieu naturel et en particulier les arbres (voir annexe réalisée par la société « salck.fr »).

Une règle de bon sens pour l’installation : éviter les zones comportant une surface de réception dangereuse : racines d'arbres, bouts de verres, béton, barrière...
Des tapis peuvent être installés pour protéger d’une chute au sol (attention aux espaces entre les tapis...source d’entorses !).

III Et maintenant comment progresser sur une « slack line » ?

1 - Les principes généraux : 

  • ajuster son centre de gravité au centre d'un polygone de sustentation en jouant sur les effets de balanciers du corps.
  • regarder un point fixe
  • être concentré sur ses sensations et à l'écoute de son corps

Ceux-ci permettent de trouver un équilibre ponctuel sur un élément dans un déséquilibre permanent !

En utilisant une métaphore, on va chercher à devenir un arbre...

  • Avoir les appuis solides (racines) pour avoir une embase puissante.
  • Un tronc gainé pour transmettre les efforts et ainsi aligner les différents segments du corps.
  • Le haut du corps détendu et souple (branchages) pour rééquilibrer les défauts des précédentes parties ou en réaction aux éléments extérieurs comme le vent.
  • Les poignés relâchés (feuillages), pour absorber la résonnance de la sangle les mouvements
  • Des branchages et avoir une sensation plus fine dans le mouvement.
  • Un esprit en symbiose et à l'écoute de ses différentes extrémités mais qui reste ouvert à l'extérieur...

2. Des conseils pour progresser

Il faut tout d’abord prendre conscience des bases de notre équilibre physique pour faciliter l'apprentissage :

  • les centres de l'équilibre : sensations vestibulaires (tête) sensations kinesthésiques récepteurs neuromusculaires.
  • les pieds et les chevilles
  • le gainage
  • les effets de balancier : jambes, bassin, bras pour les principaux - le rôle des yeux
  • l'importance de la dynamique
  • le mental/la concentration

Plus les apprenants sont jeunes plus il faudra insister sur les phases de préparation à la rentrée dans l'activité en insistant également sur l'imaginaire. En se tenant sur un pied par exemple.

- les pieds et les chevilles
Pour faire prendre conscience de l'importance de ses « racines » on conseille de garder le pied le plus à plat possible et de bouger la cheville au minimum.

- le gainage
On pousse légèrement la personne en équilibre à plusieurs à endroits du corps avec des pressions variables : continues, soudaines, diffuses, précises,...

- les effets de balancier : jambes, bassin, bras pour les principaux
On peut ensuite faire bouger les extrémités en dynamique ou dans des positions statiques de plus en

plus difficiles.

- le rôle des yeux
On ferme les yeux et là...c'est beaucoup plus difficile, cela permet d'affiner ses sensations et d'augmenter la concentration, attention à la fatigue occasionnée.

- l'importance de la dynamique
Avancer et ne jamais faire de pause sur un ou deux pieds.

- le mental/la concentration
Les variantes sont immenses pour ce domaine, on cherche à perturber, en parlant, en chantant, en marchant dans les airs,...

Petits trucs pour les débutants :

Une autre personne s'assoit sur la sangles, cela a pour effet de : - diminuer la distance à parcourir
- réduire la hauteur (réduire la difficulté mentale)

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- augmenter la tension (se rapprocher des sensations habituelles : le sol, le muret, la poutre.)

Ou encore tenir la personne en cherchant l'empathie, éprouver les mêmes sensations qu’elle, en la rassurant. Pour ce faire on se met derrière elle, on lui tient les deux mains le plus faiblement possible, de manière la moins ferme possible.

IV Et la « high line » dans tout ça ?

1. Principe général

Pratiquer la « highline » consiste à tendre une slackline en hauteur entre 2 points éloignés et de la traverser à pied, de la même façon que si elle était installée au sol. La sangle est doublée par une corde de sécurité.
Le système est constitué d'une sangle plate de 2,5cm de largeur, associée à une corde de sécurité disposée en parallèle directement sous la sangle. Le highliner (pratiquant de la highline) est sécurisé par un harnais d'escalade relié à un leash (« sorte de longe de sécurité ») fixé sur l'ensemble « sangle – corde de sécurité » via des anneaux inouvrables.
Le matériel utilisé étant le même que celui utiliser en escalade ou lors de travaux en hauteur, il répond donc aux normes de sécurité en vigueur. La chute potentielle du highliner est donc arrêtée par ce système comme toute chute courante en escalade.

Attention, la pose d’une high line nécessite une très bonne connaissance des ancrages et équipements en falaise. Des études sont en cours sur le matériel, les résistances, notamment sur le fait de « dédoubler » les ancrages ou non pour accueillir la sangle et la corde de sécurité placée sous la sangle sous le même ancrage ou non.

2. Traversée d’une highline

L'accès à une highline est sécurisé par la présence de main courante.

Les highliners évoluent toujours longés sur les highlines (sangle + corde de sécurité).

Le principe d'encordement et d’évolution sur une highline est le suivant :
1. Arrivée longé via la main courante (corde d’accès) pour atteindre la highline.
2. Encordement sur la highline avec le leash.
3. Désencordement de la corde d'accès.
4. Evolution sur la highline. (Départ assis obligatoire en s'éloignant suffisamment pour éviter les retours falaises).
5. Réencordement sur la corde d’accès pour la sortie.
6. Désencordement de la highline (retrait du leash).
7. Retour au sol via la corde d’accès / main courante et désencordement.
Les personnes présentes pour filmer ou prendre des photos sont soumises aux mêmes règles de sécurité.

3. Comme au sol ?

Malgré la grande maîtrise au sol de la longueur que l'on va entreprendre en l'air...le corps tremble et la tête refuse en cherchant mille et unes excuses...et c'est plutôt bon signe !!!
Si le corps l'interprète comme un danger alors que votre partie cartésienne vous dit qu'il n'y a rien à craindre vous êtes en bonne voie.
Quelles sont les difficultés techniques et psychologiques pour traverser ?

  • la peur du vide, généralement plus la hauteur est importante plus la peur irrationnelle de la hauteur refait surface.
  • le manque de repères stabilisateurs et comparateurs, le sol permet d'habitude de comparer les mouvements de la sangle avec un référentiel stable que vous avez dans votre champ de vision périphérique. Ici vous devrez trouver d'autres repères.
  • le poids de l'installation. Sécurité oblige, le contexte alourdit beaucoup le dispositif ce qui augmente la difficulté.
  • la faible tension. Bien que vous ayez très envie de traverser, Ne céder pas à la tentation de retendre pour traverser à tout pris. Moins il y aura de tension, plus vous serez en sécurité, car le matériel sera moins sollicité. En revanche votre esprit et votre corps seront soumis à rude épreuve.

En cas de chute, vous avez deux choix. Attraper la sangle : « catcher » ce qui est la méthode experte et réflexe. Faire une chute dans le « leash ». Si une telle chute peut arriver à tout le monde (il est bon d'en prendre un de temps en temps surtout les première fois), il est conseillé de les éviter pour préserver votre matériel et les ancrages.

Comment remonter après une chute ?

Il existe plusieurs méthodes, la plus utilisée est un dérivé du fameux mouvement d'escalade le « Yaniro » : on peut utiliser, le pied, l'intérieur du genou ou le tibia.

Il existe également un travail important avec des professionnels des secours pour la mise en place de procédure et méthode efficace d’évacuation en highline.

L’apprentissage peut être long. Patience et travail seront vos amis. Ne négligez pas les étapes d’apprentissage, soyez responsables et respectueux.

En espérant que cette note vous permet d’y voir clair sur ces activités, et surtout vous donne des pistes de développement pour les activités de vos clubs.

Pour tout renseignement contacter Théo Sanson, Aurélie Vandeneynde club « c’est slack Er bon » (info@cestslackerbon.org), Henri-Luc Rillh cadre technique, Nicolas Raynaud.

Des infos sur l’expérimentation de la formation « initiateur slackline » de ce printemps seront disponibles rapidement (sinon nous contacter).

En annexes vous trouverez  : 

  • Une fiche synthétique sur les principes de base et le bon comportement du slackeur et high lineur
  • Les 10 Commandements Pré requis et recommandation pour la Highline » par la société slack.fr
  • « Slackline et protection des arbres » par la société slack.fr 
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