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Webcam - Pic du midi

Webcam pic du midi

HandiCaf : Camp sur le plateau ardéchois

HandiCaf : Camp sur le plateau ardéchois

Mercredi

Nous commencerons par notre récit par la soirée de mercredi sur le parking de Tisséo de Balma Gramont où Martine est venue avec son van (carriole à chevaux) pour récupérer les vélos. Je passe sur le choix du parking taille mouchoir de poche. Il est 17h30, les vélos commencent à arriver et voilà t’y pas que je reçois un appel de …. « vous êtes où, je vous vois pas sur le parking de Ramonville…. » !

Samedi

Après avoir mis sous la pluie les derniers parents, nous attaquons notre grande aventure. Pose petit-déj à Albi repas de midi à Séverac le Château et « Dominique on est pas dans le bon sens, on retourne à Toulouse ». Oups, rond point et c’est reparti mais comme le doute persiste sur la direction on retourne sur l’aire de Séverac le château et un tour de rond point, un deux pour le prix d’un !

Enfin dans le droit chemin nous nous dirigeons vers Montselgues, le bout du monde de l’Ardèche. Une fois l’autoroute et le réseau 4G (cher à Philippe) quittés, nous empruntons des routes voire des chemins avec des virages en épingle à cheveux, la falaise d’un coté et le précipice de l’autre sans barrière de protection. Michel qui est coté précipice ne cesse de demander à Dominique de regarder la route et Dominique de nous dire « oh regardez y a des tours là haut, oh un écureuil et oh y a une voiture en face ! » enfin bref l’aventure !

Nous arrivons enfin à la ferme de La Bombine vers les 16h30. Aller installer un groupe impair dans des chambres de deux lits, dur dur. Nous retournons la question dans tous les sens, les installons et … Bah, non ça nous plaît pas, tout le monde dehors et on recommence. Au bout de 3/4 d’heure, d’un lit déplacé nous y arrivons enfin. Douche et apéro ! L’aventure continue lorsque Simon vient me trouver complètement paniqué « y a de l’eau partout, c’est l’inondation » . Effectivement, l’eau arrive par vague de la salle de bain des filles, le couloir est inondé et l’eau menace notre chambre. Margot sous la douche continue tranquillement sa toilette, no stress ! Nous voilà donc avec serpillières et seau à éponger, dos courbé et genoux au sol, des litres d’eau.

Opération épongage terminée, une chips et le repas arrive avec en entrée une terrine chaude accompagnée de salade, pot au feu, fromage et gâteau d’anniv pour Pierre, bon anniversaire !

Restez encore un peu, l’aventure n’est pas encore terminée. Au moment du coucher, plus d’électricité dans 3 chambres. Pas de panique nous sommes tous équipés de frontale, il fait nuit alors ça attendra demain. Rien de tel qu’un brossage de dents à la frontale !

Dimanche :

Dur dur ce matin avec un réveil à 6h45, mais pour quelle aventure ? Ha oui celle qui fait mal aux fesses ! Nous avons rendez-vous au centre équestre Foussac aux Salelles à 1h30 du gîte. Fins prêts, nous revoilà sur les lacets en épingles à chevaux d’Ardèche. Nous aurions été pile crinière dans les temps sans Dominique qui refuse de prendre la dernière épingle pour passer sur un pont à guet.

Houououou, la trouillarde ! Nous voilà donc à pattes pour rejoindre le centre équestre lui aussi au bout du monde. Après 3/4 de marche nous arrivons enfin. Nous sommes accueillis par Mme saucisse, Api les chiens du centre. Mais où sont nos semblables ? Ha les voilà, Laurence, Salima, Sarah, Mathias, Mimi et Georgette. Nous faisons deux groupes. Le premier montera à cheval le matin et l’autre l’après-midi. Pour les cavaliers du matin direction les chevaux pour la préparation et direction la carrière pour quelques règles et exercices avant d’attaquer la rando. Pour le deuxième groupe nous allons chercher les poneys dans la gadoue pour une séance de papouillage de près pour les uns et de loin voir très loin pour d’autres ! Papouilles terminées, nous les emmenons au pré, qui dis-je un éden vert et jaune de pissenlits dans l’espoir qu’ils ne broutent pas trop le bord du chemin pour notre promenade à la longe. Raté en beauté, que je te tire à droite, à gauche, pousse toi d’là que je m’y mette… La balade finie nous les remettons dans leur gadouille pour aller accueillir nos amis les cavaliers. Fallait les voir, fiers comme Artaban sur leurs destriers !

Bon c’est pas tout, mais il fait faim… Pique-nique et café avalé, le deuxième groupe part équiper les chevaux pendant que le premier groupe part faire le ménage de printemps dans les boxes, et comme disent Simon et Nico B. on n’est pas venu pour rien ! Pendant ce temps le deuxième groupe est à la carrière pour faire les exercices. Louise, qui ne veut pas monter, rejoint le groupe de ménage et Antoine quant à lui passe au dessus de ses peurs et monte sur son cheval le temps de faire coucou, un bel exploit applaudi par tous. Les exercices finis tout les monde les accompagne sur les chemins pour la rando. Les fesses commencent à être douloureuses il est temps d’arriver et ça tombe bien nous revoilà au point de départ.

Grosse journée pleine d’émotion, mais il est à souligner que la dernière émotion de la journée a été de découvrir que la lumière fonctionnait dans toutes les chambres !

Lundi

Le soleil est enfin au rendez-vous, déjà haut dans le ciel quand nous attaquons notre petit déjeuner à 8h. Cette matinée est au réglages et réparations des vélos (enfin surtout du mien!) C’est Super Michel qui si colle. A 10h30 nous décollons du gîte sur un chemin tranquillous qui devient vite plus technique et … J’abandonne, seul Michel, Nico B et Simon et Nico W s’y lancent à fond les gamelles ! Le reste du groupe fait demi-tour à pédales ou à pieds pour Marion, Antoine et Louise. Il faut tout de même dire qu’Antoine est monté sur un vélo le temps de dire « j’ai fait du vélo » et c’est vrai avec en guise de petites roues 2 fois 2 pattes qui le soutiennent sous les bras. Les « pédales Antoine » sont parties avec le vent, mais son sourire nous a ravi !

Vivian quant à lui, c’est en tricycle qu’il nous à suivi.

C’est l’heure de la pause et de la recharge des batteries pour la rando VTT en vue de la rando VTT de cet après-midi dans la forêt de Montselgues.

Louise, Antoine,Vivian, Margot, Nicolas W. et Marion sur le tricycle nous suivent de loin avec Philippe et Suzanne. Martine, Michel et moi sont avec le groupe des pédaleux. Le départ se fait tranquille mais vite Simon et Nico B. nous distancent. Gadins et roulades pour les uns et grosse pirouette pour Benjamin. Après les premiers soins et constations nous appelons les pompiers pour une plaie au niveau de la narine. Il est à signaler que les jeunes se sont comportés de façon exemplaire. Nico B et Simon avec Michel sont repartis dare-dare pour revenir avec le 4X4 de Martine et charger les vélos, Dan avait pour mission de faire signe aux pompiers à leur arrivée, Pierre de remonter le moral à Benjamin, Julien de garder les vélos, moi de me battre avec le réseau pour joindre qui de droit et Martine de jouer au docteur. Les pompiers arrivent enfin et prennent notre cascadeur du jour en charge, direction le CHU d’Aubenas non sans un coup de sirène.

Après leur départ, j’étais censé conduire le 4X4… Alors que je vous explique, déjà le frein à main que j’arrive pas à enlever, ensuite.. Non y à pas d’ensuite, Michel reprend le volant ! Nous re-déchargeons donc les 3 vélos pour arriver au mien et surprise, le pneu de Michel est à plat !

Enfin le groupe est de nouveau reconstitué sur la place de Montselgues. Nous rentrons tranquillement en bus au gîte. Deux assiettes seront mises de coté pour Benjamin et Martine. Nous attendons de leur nouvelles.

Je tiens à dire que Michel et Suzanne ont revu sans mon accord le compte-rendu. Je décline toutes responsabilités quant à la teneur de ce dernier. (Même pas vrai ! Michel)

Mardi

Petit retour sur la fin de soirée d’hier : Notre cascadeur, rien qu’à nous, est revenu d’Aubenas avec Martine à 21h30. Nous avons pu constater avec plaisir que son appétit n’avais pas été entamé par ses aventures, celui de Martine non plus d ailleurs !

Revenons à ce jour avec comme objectif premier manger notre pêche. La pression est haute pas de poisson pas de repas, c’est si simple que ça…

Pour aller sur les lacs de pêche, nous partons du gîte à pieds pour 2h de rando histoire de s’ouvrir l’appétit. Bon évidemment, pas de repérage avant, Mr GPS et Mr Google Maps, ne sont pas d’accord ; « c’est à gauche que je te dis, non c’est à droite, mais si y a un raccourci ! Ton truc là... ».

Pas après pas, virages après virages, demi-tour après demi-tour et raccourci qui rallongent, nous arrivons avec 1/2 de retard sur le site de pêche. Mais comme nous sommes des super débutants en pêcherie en moins d’une demi-heure nos douze poissons sont assommés et prêt à être mis sur le barbecue. Plus que 20 minutes et c’est dans nos assiettes. Enfin quand je dis dans nos assiettes de devrais plutôt dire dans les assiettes que l’on nous a prêtées car dans notre non organisation de ce matin les couverts et les assiettes sont restés au gîte! Mais notre non préparation ne s’arrête pas là, nous avons retrouvé dans certains sacs une tablette, une paire de chaussons, des gourdes vides et le summum un caleçon usager de vieille date !

Après notre repas de roi, nous constituons deux groupes, celui qui rentrera en bus avec Suzanne et Philippe et celui qui rentrera à pieds avec un supplément de kilomètre et d’aventures.

Voilà donc Benjamin, Louise, Vivian, Nico W., Antoine et Marion en partance pour une après-midi farniente. Michel, Martine et moi accompagnés (bah oui c’est nous qui sommes accompagnés) de Nico B., Simon, Pierre, Dan, Margot et Julien attaquons une véritable jeu de piste à la recherche des balises. Dan et Pierre ne sont pas mauvais à ce jeu là ! Les chemins c’est toujours barbant, alors comme d’hab, nous attaquons du hors sentier ou du en genets, plié en deux par moment, sautant des murs, enjambant des barbelés, traversant des rivières en cru de 20 cm de profondeur, grimpant des montées à plus de au moins 5 %… Nous arrivons au gîte à 18h avec 17km de parcouru pour 700m de dénivelé dans un froid de à ne pas mettre un canard dehors.

Les aventures creusent, nous en avons un exemple ce soir où il a fallu que je demande à avancer le repas d’une demi-heure au risque de… Je ne veux même pas y penser !

20h15, les portes des chambres se ferment et très vite nous n’entendons plus rien. Bonne nuit.

Mercredi

Deux fois ne sont pas coutume, un nouveau retour en arrière sur la journée d’hier. Papa et Maman Genesty m’ont toujours dit que la définition des mots était universelle. Hé bien, depuis 10 ans je m’aperçois qu’ils m’ont racontés des carabistouilles. En exemple hier lorsque nous avons annoncé le programme de la journée : randonnée pédestre dont ma définition est marche sur des chemins et pour HandiCaf chemin non fréquentable. Pour vos chers enfants la définition est toute autre : marche certes mais pour un défilé de mode, jean et chaussure blanches de préférence. On ne sait jamais quand risque d’apparaître le beau gosse et la bombe comme disent si élégamment …. !

Pour aujourd’hui nous avons veillé au grain, survêtement et chaussures adéquates, quant aux sacs nous les avons vidés du surplus que je ne rappellerais pas !

Au programme de la journée, visite de Joyeuse et de son marché et vélorail à Saint-Jean le Centonier. La visite de Joyeuse commence par le haut où se trouvent les artisans créateurs ce qui donne l’occasion à quelques uns de poser des questions auxquelles ils répondent volontiers. Nous poursuivons notre visite par le marché qui nous offre un bel aperçu des spécialités locales. Qui dit marché dit achats et dans les achats il est à retenir celui de Pierre chez le buraliste qui voulait repartir avec un programme télé alors que nous n’avons pas la télé ! Son attention s’est vite reportée sur un livre de coloriage. Pour les autres miel et encore miel. Sur les recommandations du gars du vélorail nous prenons la direction de Saint-Jean le centenier pour le pique-nique car nous dit il il y a une super aire prévue à cet effet. Nous y sommes et point d’aire ni de vélorail d’ailleurs. On nous aurait encore menti ? Coup de téléphone et « ça c’était avant, maintenant vous reprenez la route vers le vival et ensuite c’est à gauche, pas de problème pour le pique-nique » « On remonte dans le bus et en route pour 5 minutes » « Bonjour, je viens de vous téléphoner, où se trouve l’aire de pique-nique ?» « Il faut retourner d’où vous venez et de l’autre coté de la route vous avez une aire de jeu avec des tables » Cette fois çi tout le monde est resté dans le bus !

Le pique-nique englouti nous repartons en sens inverse pour pédaler. Sont à notre disposition 6 vélos donc 6 groupes dont un avec Nico B et Simon. Pour les autres, sans vouloir remettre les capacités de pédalage en cause nous préférons les accompagner pour être sûr de vous les ramener.

C’est parti pour 9km de rail. Tout semble facile, les jeunes pédalent et pédalent et FREINEEEEE, c’est la fin Freeeennne. Pour le retour certains ont laissés leur place et nous allons vite comprendre car s’ils n’ont pas eu beaucoup de difficultés à l’allée nous nous rendons vite compte que le retour monte en faux plat constant et que nous sommes de plus en plus seul à pédaler notre binôme ne faisant qu’illusion !

C’est après un goûter bien mérité que nous laissons les pédales du bus à Dominique.

Il est 23h, le silence est enfin roi...

Jeudi

Cette journée sera la plus sportive du camp. Nous faisons trois groupes, le premier est composé de Nico B. , Simon, Philippe et Michel qui partent pour une journée VTT et rando entre HOMMES au dire de Simon. Le Deuxième groupe de Antoine, Louise, Marion, Dan et Martine qui les descend en 4X4 jusqu’au village de Montselgues. Le troisième est composé des derniers, Pierre, Margot, Julien, Benjamin, Nico W., Suzanne et moi qui partons à pattes sur le GR qui mène à Montselgues où nous allons retrouver nos amis à 4 roues qui nous attendent au bar. De nouveau rassemblés nous partons à travers le village avec pour objectif la yourte de copains de Martine. Le vent nous ralentit, nous devons lutter à chaque pas et nous ne sommes pas mécontents de nous mettre à l’abri pour le pique-nique. Le vent et la fatigue générale ne nous engagent pas à sortir de notre cocon, alors comme nous sommes des supers organisateurs, Martine sort de son sac le jeu de société « Charades ». Trois équipes, 2 de joueurs et 1 de sièsteurs !

Je sens que vous avez aussi envie de jouer : Mon 1er est mangé par les chinois, mon 2ème est la traduction de non en anglais, mon 3ème est un abri pour les plantes, mon dernier peut se casser quand on tombe, mon tout est un animal que aime l’eau et broute de l’herbe. Qui suis-je ?

Nous profitons d’une accalmie pour revenir à Montselgues pour aller nous balader sur la piste forestière en attendant l’heure tant attendue de la ferme avec visite de la bergerie et dégustation de fromages avec évidement achat ! Entre temps nous retrouvons nos camarades VTTistes qui se joignent à nous pour le goûter. Nous allons tous de concert vers la ferme.

Le retour sur le gîte se fait en 4 groupes. Heureusement que nous arrivons en fin de journée, le nombre de groupes devient compliqué ! Le premier groupe reste le même, le deuxième groupe remonte au gîte en 4X4, le troisième et le quatrième se sépareront bien plus tard au centre de Montselgues où Martine est revenue chercher le 3ème avec le même 4X4 mais vide. Le 4ème et dernier groupe composé de Benjamin, Margot, Julien et moi attaque le retour à pieds jusqu’au village de Borie où Martine et le 4X4 doivent nous attendre pour 20h. Chers parents ayez confiance, les frontales sont dans mon sac ! Nous sommes enfin tous réunis à 20h15 autour d’un super repas pour ne pas changer.

En écrivant ce compte-rendu, je constate que mes amis que je ne noterai pas, mais qui encadraient Simon et Nico B., ne se pressent pas pour faire le leur. Je vous laissent donc libre d’imaginer ce que vos enfants ont endurés et pour preuve, ils sont déjà au lit (40km et 1500m de dénivelé pour 6h40 d’effort et 3h40 de pause) ! Pas de commentaires de leur part…

Avant qu’ils ne rajoutent quelques mots désobligeants, je me presse de vous l’envoyer.

Vendredi

Pour notre dernier jour de camp et premier jour de chaleur, nous décidons d’aller nous enterrer dans la grotte de la Cocalière où la température avoisine les 13°. Mais en attendant de descendre nous escaladons la montagne de la chapelle de Notre Dame. Le sentier est bon mais la fatigue nous ralentit, Seuls Nico B., Margot, Vivian et Martine y arrivent. Pour les autres les points de retour sont à divers endroits de la montée.

Après le pique-nique pris au milieu de la garrigue, nous nous enfonçons à -50m sous terre pour admirer le paysage fait de stalactites, stalagmites, disques, draperies, retenues d’eau, formation laissant la porte ouverte pour notre imagination fertile… et pour finir une pyramide de verre abritant une chambre où pour la modique sommes de 1200€ vous pouvez passer la nuit dans la grotte avec dîner et petit-dej gastronomique !

De retour au gîte Paul et Katy nous offre l’apéritif de départ avant un dernier repas et surtout un gâteau d’anniversaire pour Antoine.

La soirée est bien avancée, les sacs ne sont pas fait. On verra demain matin histoire de faire des cauchemars de linge sale cette nuit !

Samedi

Dernière ligne droite avant le départ, Martine part chercher nos fromages chez Greg et Christelle, Suzanne s’occupe de la chambre des filles, Michel de celle de Benjamin et Antoine, Philippe de Vivian et Dan et moi de celle de Pierre et Julien. Nous ferons l’impasse sur nos découvertes !

Un grand merci à la ferme équestre Le Foussac pour leur accueil et la passion qu’ils ont su faire passer au groupe, à Greg et Christelle pour nous avoir permis de visiter leur ferme et pour la dégustation de fromages et enfin à Paul et Katy et leurs parents pour leur accueil et leur cuisine.

Rendez vous le mois prochain pour de nouvelles aventures.