Samedi 7 décembre : Lenquo de capo du parking de Piau.

Météo: grand soleil, vent sur les crêtes, froid à l'ombre.

Neige : dure à l'ombre au départ, puis friable sur une couche gelée dans les premières raideurs à l'ombre (bien que non nécessaires, les couteaux auraient apporté du confort pour ceux qui étaient le moins à l'aise), neige de printemps au soleil. A le redescente, après une heure de pic nic sous le col , neige très très variable selon les secteurs, sans pouvoir trouver de la bonne neige. Pas de cailloux touchés, ni à la montée, ni à la descente. Rester prudent à l'approche du col car il y a une face nord plaquée chargée en neige.

Groupe : 9 participants + 2 encadrants: Grande hétérogénéité de niveaux (de conversions hésitantes à conversions aisées) et de conditions physiques (pour la montée, de 250 m/l'heure  à 500 m/heure).

La course : Belle rando, très progressive dans l'effort, sans aucun passage exposé. Il y avait beaucoup de monde sur cette rando (cf photos) car elle est facile, et la course est pratiquement toujours au soleil. Certains dans le groupe ont fait du rab en bacsulant de l'autre côté du col pour se rajouter 250 m de deniv.

Pour ceux qui n'ont pas fait du rab, on a fait un exercice DVA, en parcourant les différents points : posture du leader du groupe de recherche, travail sur tous le types de recherches jusqu'à la recherche fine, sondage, pelletage. Bilan: des connaissances parcellaires, et pas assez d'automatismes, mais la sensibilisation a fonctionné. 

Retex (retour d'expérience) de l'encadrant: L'engagement physique peut altérer la lucidité. Malgré un rappel lancé à la cantonade pour basculer en mode descente, que ce soit pour les skis ou pour les chaussures, certains ne l'entendent pas. Savoir identifier les limites de chacuns pour limiter l'accumulation d'erreurs.

Nuit: On était 5 à dormir à Aragnouet, au refuge : https://www.lebarbajou-65.fr/    Refuge en gestion libre (on doit se faire les repas) mais tout confort (baignoire dans la chambre !), bien chauffé, avec une nuit à 17euros/personne. On recommande.

Photos :

https://drive.google.com/drive/folders/1Gu7v5r09fgczV91Y7KnfyG6Q0VAXuT5k?usp=sharing

 

Dimanche 8 décembre : Bataillence depuis le parking du tunnel de Bielsa.

Météo: grand soleil, pas de vent, froid à l'ombre. Dégradation météo annoncée pour le début d'après midi.

Neige : globalement neige légère sur couche dure. 10 à 15 cm de neige légère, très bonne ( mais avec plaques dures dessous) sous les sommets. Présences de plaques dures au dessus de 2200 m, nécessitant les couteaux, et de s'espacer pour la montée. Le vent a soufflé sur les crêtes les jours précédents, donc l'approche du sommet se fait un peu entre les cailloux. A la redescente, quelques cailloux affleurants mais visibles, qu'on peut éviter.

Groupe : 8 participants + 2 encadrants : groupe homogène sur le niveau technique et la condition physique. Rythme de la montée de 300 m/h à 500m/h

La course : Par sécurité, on est parti en piolet crampons du parking bien que la neige soit portante. Après la cascade, on a mis les skis. Le début de la rando est très froid. Beaucoup moins de monde que la veille. Quelques cafistes de Toulouse croisés (cf photos). Ici aussi une rando régulière. 10 à 15 cm de poudre sous le sommet, avec des pentes vierges ( qui ne l'étaient plus après notre passage !). La neige était tellement bonne qu'on s'est fait deux fois de suite le haut du bataillence. A la redescente, il fallait être vigilant vis à vis des cailloux, mais aucune rayures à déplorer (du moins pour moi...)  et pour la fin de la course vers le ruisseau, passage un par un, skis aux pieds jusqu'à la fin.

Retex de l'encadrant: Par manque de pratique régulière, il y a un manque d'automatisme pour certains. Bien qu'il y ait eu des rappels sms  puis des rappels sur le parking pour bien régler ses crampons, il a fallu régler une paire "en pleine course".  Pour réduire les risques techniques, peut-être faut-il aussi demander si les crampons ont déjà été mis et testés en condition de course par le passé. Au somment du bataillence, j'ai changé de stratégie par rapport à hier et j'ai  fait le tour auprès de chacun, me permettant de voir au plus près l'état des troupes. J'ai pu voir une grande hétérogénéité de l'état physique dans le groupe. Mais dans le même temps, chacun des participants connaissait ses limites et n'allait pas au delà. La gestion d'un groupe avec 2 encadrants est un confort certain.

Photos :

https://drive.google.com/open?id=1tmYR4uhimz3vBWnpHEUv8dt5N2h07-1u

 

 Thomas O. et Matthias R.