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Début décembre naît l'idée d'aller faire une belle sortie sur 3 jours pour le réveillon de Noël. A partir du 6 ça se précise, ça se discute, et le choix se porte sur un endroit un peu lointain vu que pour une fois on dispose de 3 jours avec du temps avant pour préparer et après pour se reposer. Finalement l'Aneto semble une très bonne destination: ce sera beaucoup moins fréquenté que d'habitude et les conditions météo semblent idéales. Et si Jean-Charles l'a déjà fait, Ali et moi devont encore le découvrir (je connais juste la Maladeta, faite en 2015).

Après quelques discussions on décide d'ouvrir la sortie à d'autres adhérents et de la co-encadrer en laissant Jean-Charles aux commandes (c'est le seul qualifé rando alpine). Au programme: montée et nuit au refuge de la Rencluse le 24, la Maladeta puis bivouac sous le collado Maldito le 25 et enfin l'Aneto le 26 puis retour à la voiture. Isabelle et Matthias découvrent la sortie avec enthousiasme en allant s'inscrire pour la sortie ski de rando du 22 co-encadrée avec Philippe Feix.

On se retrouve à 10h30 lundi, un départ tranquille pour une fois ça fait du bien. La météo annonce grand beau et peu ou pas de vent, conditions presques estivales. Une fois arrivés au refuge, nous constatons que nous le partagerons avec 2 espagnols (sur 110 places). Moi qui ne suis pas fan des refuges, je suis content car l'ambiance est agréable et conviviale. Après un bon repas et avoir trinqué au porto et vin rouge à Noël (Feliz Navidad), au dodo, les prochains jours seront long... Je ne crois pas si bien dire !

Mardi matin nous nous mettons en route, et après une montée sans histoire arrivons sous le couloir qui mène au col de la Rimaye. J'ouvre la voie, suivi par Jean-charles qui accompagne Matthias, puis Ali avec Isabelle. Jean-Charles installe une corde pour sécuriser Isabelle, avec un magnifique lancé de corde digne des plus beaux DAB. Ensuite, repas au sommet de la Maladeta qu'on a rejoint par la crête.

La suite du programme s'annonce plus compliquée: rejoindre le collado Maldito par la crête sud. Du 2 exposé: ça passe tranquillement normalement, si on est suffisamment à l'aise. Je passe devant: le début est simple, puis un passage est plus délicat. On décide d'installer un main-courante: Jean-Charles et Ali sécurisent l'ancrage du début, je me charge de l'arrivée. Je jette un coup d'oeil sur la suite: pas simple mais avec quelques rappels pour rassurer ça le fait selon moi. Ca passe doucement mais sans encombre et j'attends que Matthias puis Isabelle s'engagent. Le temps passe et j'ai froid. Je en suis pas le seul: le temps que Jean- Charles et Ali nous rejoignent, Isabelle et Matthias ont le temps d'apprécier le froid, compensé par une superbe panorama.

Finalement je pars en éclaireur sur la suite du parcours: c'est un peu technique mais un peu trop pour le reste du groupe. On décide de faire demi-tour, accompagnés par un magnifique coucher de soleil. La descente du couloir du col de la Rimaye se fera à la frontale ainsi que le montage du bivouac.

Après une bonne nuit, nous repartons en direction du portillon supérieur pour gagner le glacier de l'Aneto. Le départ se fait plus tard que prévu, et une fois arrivée non loin du collado de Corones, on se concerte sur l'horaire: nous allons trop lentement pour gagner le sommet puis redescendre sereinement, sachant que le PAs de Mahomet peut se passer rapidement ou très lentement selon le niveau de celui qui passe. Alors Jean-Charles qui a déjà fait l'Aneto commence la descente avec Isabelle et Matthias tandis qu'Ali et moi gagnons le sommet en mode léger. Il y a deux espagnols devant nous, que nous doublons pendant qu'ils se reposent avant le Pas de Mahomet. L'un d'eux nous suit finalement. Nous serons les seuls au sommet pour aujourd'hui: très rare par beau temps ! Le panorama est magnifique et on peut vraiment l'apprécier quand il y a peu de monde.

Nous redescendons et rattrapons le reste du groupe. L'itinéraire suit le lit de l'ancien glacier (pendant le petit âge glaciaire qui s'est terminé vers 1850). C'est un beau couloir qui doit être très agréable à skis quand la neige est suffisamment bonne. Aujourd'hui c'est dur et on oscille entre raquettes et crampons. Enfin nous rejoignons le plan d'Aigualluts et son fameux Forau. Ne reste plus qu'à aller jusqu'à la voiture en fond de vallée...et à la frontale, avant un bon repas à l'auberge de l'Hospitalet pour prendre des forces avant la route !