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En matière de compte rendu de sorties collectives, je n’ai pas l’habitude d’utiliser des superlatifs.

Mais là, je qualifierai la sortie de ski-alpinisme de ce week-end de grandiose !

Il y a encore pas mal de neige en altitude, et, moyennant un peu de portage, on a accès à des secteurs qu’on ne fréquente généralement pas, car ils exigent des conditions de stabilité nivologique quasi-parfaites.

 J’avais donc imaginé un enchaînement sur 2 jours, en partant des granges d’Astau, et en dormant au refuge d’Espingo.

N’imaginez pas que nous sommes simplement montés au refuge par l’itinéraire classique ! Empruntant la forêt (500 m de portage), nous sommes montés vers le vallon d’Esquierry, puis vers le pic d’Espingo. Un grand classique, un merveilleux belvédère, à 2856 m d’altitude. Et c’est là que l’itinéraire prend une tournure originale : moyennant une courte descente et une légère remontée sur crête, nous nous ouvrons l’accès au val d’Arrouges, via un toboggan géant de 600 m de dénivelée, dont toute la première partie, orientée sud, se situe entre 30 et 35°..

Il ne reste alors plus qu’à se laisser descendre dans le merveilleux vallon d’Arrouges, dominé par d’impressionnantes parois, qui conduit au lac d’Espingo. Une courte remontée, et nous voici au refuge du CAF Toulouse ! Dortoir confortable, salle pour le repas, grande terrasse, parfait ! Une belle soirée, et hop, au lit avant neuf heures !

 

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Dès le lever du jour, nous sommes sur les skis. Une lonnnnngue remontée du vallon d’Arrouges nous mène, d’étage en étage, au pied du pic de Hourgade. Ce fier sommet de 2964 m d’altitude, qu’on voit de partout mais qu’on ne visite jamais en hiver ! Et pour cause ! Aucun accès facile, des pentes avalancheuses de partout, des « verrous » raides et exposés, ce sommet se défend bien ! Mais nous parvenons sur la crête sommitale à skis. Un court itinéraire de crête en crampons, entre neige, glace et rochers, nous conduit au sommet. Peut-on imaginer un panorama plus grandiose ? Dans les Pyrénées, je vous l’assure, il fait partie des tout premiers au palmarès.

La descente.. Après quelques une première pente en neige décaillée jusqu’au laquet à… 2860 m ( !), les choses sérieuses commencent : j’ai bien étudié l’itinéraire, nous allons descendre par le vallon nord. Dans la première partie, l’attention et la maîtrise de ses skis est de mise, car nous dominons des barres rocheuses, au-dessus du lac de Nère supérieur. Ça passe, mais il ne faut pas faire d’écart, ni se tromper d’itinéraire.

Ouf, c’est passé, et bien passé ! En plus, on s’est fait plaisir dans des champs de poudre !

La suite est une succession de beaux virages en neige décaillée… jusqu’au verrou du bas. Un seul passage, étroit et raide, permet de sortir de ce vallon suspendu, et d’atteindre le thalweg qui descend vers la vallée du Louron. Mais nous ne descendrons pas de ce côté, nous allons remonter par l’ouest vers le Couret d’Esquierry, d’où nous basculons dans le « tube » : neige à droite (nord), herbe à gauche (sud).

C’est donc avec un sentiment d’avoir partagé quelque chose de grand et de beau que nous rejoignons les granges d’Astau !

 

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Merci à Anne, Cécile, Damien, Yann et Vincent et Thomas pour ce week-end mémorable !

Mention spéciale pour Vincent, jeune papa depuis 10 jours, et dont c’était la première sortie à skis de la saison ! (pour ma part 28ème et 29ème jour sur les skis..).