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Webcam - Pic du midi

Webcam pic du midi

HandiCaf : Camp en Pays Basque

Camp HandiCaf :

A la découverte de la côte Basque

 

Date : 18 avril - 24 avril 

Responsable : Alexandra Genesty

Bénévoles : Damien, Michel, Suzanne Philippe

Participants : Benoît, Marion, Chloé,Louise, Camille, Emilie, Antoine, Benjamin, Julien, Nicolas B., Pierre, Simon, Vivian et Yann

 

Samedi 18 avril

En cette année 2105 nous entamons notre 5ème camp. Après Moissac, Enveitch, Saint-Bauzille de Putois et notre escapade dans les volcans d’Auvergne, nous voici revenus dans les Pyrénées à la découverte de la côte Basque.

Pour cette première journée, nous largons les amarres, non que les jeunes s’accrochent aux jupes de leurs parents, mais l’inverse…. Enfin bref, nous sommes partis, c’est le principal.

Le dernier bulletin météo nous prévoyait de rares averses, nous sommes tombés sur les rares ! Mais qu’à cela ne tienne, nous allons visiter une chocolaterie à Espelette et qui dit visite dit dégustation, et qui dit Espelette dit piment et chocolat et piment, ça pique en bouche !

Arrivés au gîte de Sare nous nous installons dans nos appartements.

  • Suzanne et Philippe
  • Pierre, Julien, Yann et Antoine
  • Vivian, Simon, Nicolas B. et Benjamin
  • Chloé, Marion, Emilie, Louise et Camille
  • Benoît, Michel, Damien et Moi

La fin d’après-midi se passe tranquillement, les sacs sont vidés, les affaires  rangées (enfin je crois) et  Philippe et Suzanne partent à la recherche d’un décathlon pour remplacer les chaussures oubliées à Toulouse….

Ce soir le gîte nous offre un pot de bienvenue et demain matin nous aurons un topo du fonctionnement du village vacances.

 

Dimanche 19 avril

Pour ce premier vrai jour de vacances, nous débutons par un bon petit dèj suivi par une présentation du centre de vacances et le fonctionnement des activités.

 

C’est pas tout mais nous on est des sportifs alors direction l’océan et ses plages en passant par l’Espagne.

Départ de notre rando sur la plage d'Hendaye que nous longeons de bout en bout avec au début les pieds secs  et à l’arrivée…
En bout de plage nous étions censés rejoindre le chemin côtier que nous trouvons fermé. Pour nous remonter le moral, un groupe de pêcheurs d’oursins nous offre une dégustation, certains  goûtent, surtout pour cause d’estomac dans les talons, d’autres préfèrent attendre le pique-nique. Nous comptions sur le chemin côtier pour pique-niquer, c’est loupé nous suivons la déviation qui nous emmène au château d’Abbadia, Emilie ne sais plus ou regarder et aimerais bien manger à l’intérieur en châtelaine !

Pas de chance la chatelaine et son groupe iront se mouiller les fesses dans l’herbe. Ce qui est râlant est de voir le chemin à 100m de nous, mais il passe dans une propriété privée. Resultat nous sommes bloqués derrière une ribambelle de barbelés.

 

Il ne nous reste qu’une seule solution, reprendre le bus et aller se balader sur la jetée de Socoa et son fort.

C’est la marée montante, les vagues viennent heurter la grève de plein fouet, mais cela n’empêchera pas Benoît, Simon, Nico B. et Michel de faire trempette des pieds voir… plus haut !

Saouls de vent et d’embrun nous retrouvons Dominique qui nous ramène à Sare pour une bonne douche. Nous finissons la soirée autour d’un jeu dont je n’ai pas encore compris les règles… (Là je parle pour moi) !

 

Lundi 20 avril

Ce matin c’est initiation à la pelote basque, autant vous dire qu’il y a eu du tricotage dans l’air entre les pelotes rattrapées, celles inévitablement manquées, celles lancées contre un mur et rattrapées ou non avec et sans raquettes. Mais point de tricotage avec les autres résidents du centre de vacances qui passent loin de nous. Dommage, cela ne nous a pas empêché de nous défouler et en plus on avait un prof pour nous tout seuls, c’est trop d’la balle  (enfin de la pelote)!

 

Après un pique-nique pris sur la terrasse du gîte, nous attaquons la rando de l’après-midi avec 2 GPS. Non que Michel ne fasse pas confiance à Philippe en terme d’orientation, mais je crois qu’il y a un peu de ça… Au bout d’une petite heure de montée, nous divisons le groupe en deux, les pro Michel et Suzanne et les pro Philippe et Alex. Damien nous fait croire à un claquage pour redescendre avant tout le monde au gîte. On le crois pas mais on fait comme si !

 

Suzanne et Michel suivis par Marion, Julien, Antoine, Yann et Emilie, c’est le groupe que nous baptiserons aujourd’hui les tranquillous montagnards,  nous quittent pour le chemin de gauche.

Le groupe des fonceurs, « on a confiance en Philippe et son téléphone qui accessoirement fait aussi GPS » j’ai nommé Simon, Nico B., Chloé, Camille, Vivian, Louise, Pierre, Benjamin et moi aussi », empruntons le chemin qui même au col de Saint-Ignace.

 

Déjà nous ne sommes plus sur le chemin, c’est tout juste si nous ne rampons pas sous les ronces pour arriver sur la route. Ca c’est de la rando… urbaine !

« Oh bah zut, on est pas où je crois » « Sans blague »

 

Bon là c’est trop, Chloé, Vivian, Benjamin et Camille disent stop et demi-tour avec moi, les pauvres… après un petit quart heure de roncing, demi tour toute pour rejoindre un semblant de chemin qui nous ramène sur le chemin balisé qui nous ramène dans le ruisseau qui emprunte le chemin. Le bain de pieds autorisé est vite passé au bain de fesses et larmes de crocodile. Enfin le gîte et une bonne douche.

Nous pensions trouver au gîte nos amis les tranquillous montagnards, mais rien. Un coup de bigophone et nous apprenons qu’ils ont fait + de 250m de dénivelé et qu’ils ont vu la mer. Comme c’est Michel qui me dit ça, je préfère aller vérifier. Je repars donc à leur rencontre en haut de la colline. Je les retrouve presque en bas avec le groupe de Philipe qui lui n’a pas fait demi-tour dans le roncing et en rapporte les stigmates.  

 

Ce soir nous assistons au spectacle des animateurs du centre.

Les dents et au lit, il est 23h.

 

Mardi 21 avril

Aujourd’hui,  THE RANDONNEE, 9 km - 515m de cumule de dénivelé positif – 5h10 de  temps de marche – 2h30 de pause - 1,8 km de vitesse de déplacement.

 

On vous le disait THE RANDO pour gravir le sommet du Yoldokagaina - altitude 486m, mais je suis sûr que la carte est fausse et qu’il culmine, vue le manque d’oxygène évident, à plus de ….

 

Montée par la face Ouest par les barres rocheuses du Rocher des Perdrix. Détrompez-vous c’était le plus facile, attendez la descente face Est. Faute de perdrix aux rochers sus nommé notre repas fut pris sous la surveillance rapprochée d’un troupeau d’aigles, mais avec vue imprenable sur la baie d’Hendaye. Pas de panique, grâce à l’anniversaire de Benjamin, nous avons une arme toute trouvée avec son nouveau Opinel à bout rond gravé à son prénom.

 

Donc après notre ascension, nous attaquons la face Est elle même sus nommée plus haut. Descente très technique, personnes ayant le vertige s’abstenir de lire la suite. Des cailloux, encore de cailloux, que dis-je des rochers, voir des falaises. Enfin bref vous l’avez deviné, la fatigue comment à nous gagner !

 

Après 8h d’efforts soutenus (par qui ?)  nous arrivons enfin au village vacances, les bras rougis par le soleil torride d’avril, juste à temps pour mettre les pieds sous la table.

 

En fin de dîner nous fêtons pour la troisième fois de la journée l’anniversaire de Benjamin avec gâteau bougies, chansons et re, re ,re cadeaux…

 

 

Mercredi 22 avril

Ce matin, c’est grâce mat pour les jeunes et petit déj tranquille pour nous !

Après des préparatifs qui n’en finissent plus, habillage sans maillot, maillot sans vêtements et j’en passe, nous arrivons enfin à partir pour Espelette et son marché.

Cet arrêt est plus pour nous que pour eux, il faut l’avouer, mais malgré tout Simon, Nico, Chloé et Marion nous y accompagnent, les autres ayant décidé de rester dans le bus. Nico et Simon suivent Damien et Alex sur le marché artisanal de bousftifaille (valeur sûr pour boulotter des trucs du coin), tandis que Marion, Chloé et Philippe vont sur le marché fashion victime.

Alex refait un tour par la chocolaterie pour son père, Damien achète de la poudre de piment et Philippe des bières.

 

A 14h nous sommes sur le lieu de rdv avec nos deux moniteurs de Rafting, Philippe et Jakes qui nous habillent de combis, casques et chaussettes et de gilets. Déguisés nous pouvons rejoindre le début de notre rando sur l’eau, dans l’eau ou sous l’eau, c’est pas très clair dans certains esprits !

 

Nous embarquons sur 2 rafts et un 1 canoë biplace raft.

Les équipes :

Raft 1 : Simon, NicoB. (les rameurs), Louise, Yann, Julien et Alex au milieu et Antoine et Jackes à l’arrière au gouvernail.

Raft 2 : Benjamin et Camille (les rameurs), Maron, Chloé, Pierre, Philippe et Vivian au milieu et  Philippe au gouvernail.

Biplace : Emilie en rameuse et Michel au gouvernail. Pour Emilie l’ordre de l’après-midi était de mettre Michel à la baille sous peine de privation de déssert.

 

Les embarcations avancent au gré des courants et parfois des rameurs, les pagaies servant plus à arroser les copains qu’à propulser nos bateaux !

Après plusieurs 360° et échouages sur rocher, nous faisons une pose saut vertigineux au sommet d’un rocher surplombant la rivière tourmentée. Nico et Simon ont profité de cet instant pour piquer la place d’Emilie et Michel afin d’être seuls maîtres à bord.

Le paysage défile et déjà nous voyons au loin Suzanne et Damien tels des paparazzis prêts à prendre en photos la moindre chute.

 

Fin de notre aventure de marin d’eau douce, demain nous nous attaquons à la haute mer.

La journée se termine devant Hypocondriaque. Nous nous relayons pour éviter tout malaise dans la salle.

 

PS : Emilie a eu son déssert. Mission accomplie. 

 

 

Jeudi 23 avril

Passons sur la matinée roulage de pouces, habillage et déshabillage pour ceux qui n’ont pas encore compris que dans l’eau nous mettons un maillot de bain, le naturisme n’est pas au programme.

 

Pique-nique sur la plage de Socoa avant d’affronter une mer déchaînée sur des pirogues déjà pleines d’eau avant même d’être mises à l’eau !!!

 

Combi et gilet enfilés, nous embarquons sur 2 pirogues hawaïennes et un kayak biplace.

Pirogue 1 : Antoine, Julien, Benjamin, Pierre, Camille, Yann, Alex et François le moniteur.

Pirogue 2 : Emilie, Marion, Chloé, Louise, Vivian, Philippe, Michel et Fernand le moniteur

Kayak : NicoB., et Simon

Après un bref rappel des règles, je dis bref car il ne faut pas oublier que nous sommes des pro de la trempette, même si le but est de rester à bord ou au bord ou bâbord ou tribord ou….

Un coup de pagaie à droite, un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche et plouf dans la flotte au milieu de la rade à l’abri des requins affamés.

Nous effectuons royalement le tour de rade et même une sortie en haute mer, les vagues sont plus fortes et les pirogues se soulèvent en rythme avec la houle.  

 

Avant de rentrer une dernière tête devant les pécheurs histoire d’affoler la poiscaille !

Les embarcations sorties de l’eau, les combis enlevées et lavées, nous retournons sur la plage pour le goûter avant de rentrer nous préparer pour la boom de ce soir.

 

Le repas est englouti en moins de temps qu’il n’en faut et c’est parti pour 2h de déhanchement en rythme.

 

 

Vendredi 24 avril

 

Dernière matinée pour les achats au centre ville de Sare. Pendant que les uns font leurs emplettes, les autre bullent dans leur chambre ou jouent à la chistera sur le fronton.

 

Pour la dernière après-midi nous partons à la découverte de saveurs bien d’ici, une ferme de fromage d’Ossau -Iraty et de production de porcs basques dit de « Tête rousse ».

Visite de la ferme, gratouilles aux cochons et brebis et enfin moment attendu par tous au vu du maigre pique-nique, la dégustation….. sans oublier le passage à la caisse pour les amateurs.

 

C’est là que Philippe nous abandonne lâchement pour suivre un stage de terrain de grande  aventure pour devenir un initiateur de « l’extrème ». Tout ça pour dire que nous ne sommes plus que 4 pour boucler les valises. Enfin 4 si l’on compte Damien et Michel qui se défilent prestement pour aller impressionner les jeunes du village au baby foot !

 

C’est la dernière soirée, il nous faut vider les bouteilles. Je vous laisse deviner qui boit quoi. N’insistez pas, je ne dirais sûrement pas qu’Emilie a bu cul  sec un verre de …

 

Il est maintenant 22h30, les bouteilles vides jonchent le sol, les jeunes sont couchés, du moins ils veulent nous le faire croire !

 

En conclusion, les jeunes et moins jeunes sont partant pour l’année prochaine dans d’autres montagnes.

Nous y travaillons déjà, peut-être le Vercors.

 

Damien, Michel, Philippe, Suzanne et Alex