pyrénées

  • Voyage (à Cap de Long) en compagnie d’optimisme

    Arnaud et moi-même n’étant pas disponibles pour accueillir les participants lors du traditionnel jeudi soir, c’est par mail que l’engouement pour le granit de Mariailles se manifeste. Le mercredi nous sommes déjà 8 ! Malheureusement, étant donné le déluge passé et annoncé dans l’Aude et les Pyrénées Orientales, la destination est ré-orientée vers le granit de Cap de Long avec un optimisme… non partagé puisque que nous ne serons finalement que 4 au départ de Jules Julien : Arnaud, Dominique (pour une reprise), Eva (pour se perfectionner) et moi.

    Après un départ à des heures alpines, nous continuons sur un rythme de grimpeur à la vue de la grisaille, de la bruine, des températures pas franchement alléchantes et du rocher mouillé : Pause thé/café à Saint-Lary pour faire un point. Après une petite négociation d’une heure environ, nous tentons le voyage vers Cap de Long. Certain(s) avec un optimisme affiché : « Il fera beau là-haut » ; D’autres avec un pessimisme détaché : « L’Espagne n’est pas loin, on pourra toujours faire un détour ». Bon ! Les conditions ne sont pas terribles, on fait un détour par le lac d’Aubert pour essayer d’apercevoir les conditions de descente car on nous avait annoncé de la neige à partir de 2500m en versant nord : on ne verra que des nuages…

    La  bonne nouvelle est qu’il ne bruine pas à cette altitude. Mais le rocher étant trempé, les projets sont revus à la baisse :

    • La voie sera semi-équipée !
    • Le IV/V mouillé devrait passer et le crux en V+ étant dans les dernières longueurs il aura bien le temps de sécher ! (Optimisme je vous ai dit)

    Nous partons donc, à 11h, pour « Raisin d’Ours » D- (Dominique et moi-même) et la « voie Dedieu » TD- (Arnaud et Eva). Finalement les conditions ne sont pas si dantesque, il suffit de NE PAS utiliser 70% des prises (recouvertes par l’eau) et de profiter des quelques secondes de soleil par longueur pour se réchauffer. C’est avec un horaire plus que respectable que nous arrivons au sommet (vous me direz que c’est parce qu’on a économisé nos forces le matin). La descente nous fait hésiter entre rejoindre le Pas du Gat par le vallon et à toute crête. C’est la dernière option qui s’imposera, pas de soucis pour le retour ! 17h au parking, la journée n’est pas finie : direction le refuge d’Oredon pour (une) deux crêpes et une boisson chaude (ou une bière pour certain(s), toujours le même).

    La météo pour le lendemain est annoncée au grand beau, après un accueil royal dans le camion aménagé d’Arnaud nous nous refugions dans nos duvets. Dominique sous la tente pour retrouver ses marques de bivouac lors de cette reprise (muesli au curry included) et les autres partageront le camion. La nuit portant conseil, nous partons finalement tous pour la même voie (avec les mêmes cordées), encensée par le topo de P. Ravier : « Barjoland » TD- ! Après un socle un peu pénible à naviguer entre les zones mouillées et les rhododendrons, le rocher tient toutes ses promesses dans de superbes longueurs ! L’équipement dans la voie (1 seul piton trouvé pour un relais) laisse libre court à l’imagination et au sens de l’itinéraire du grimpeur.

    Au cours du week-end, Eva a fait toutes les voies en réversible sans soucis et pour sa reprise Dominique a randonné dans le 5c ! C’est avec des projets plein la tête que nous nous quittons. Peut-être pour atteindre le sommet du Ramougn par un itinéraire esthétique, « Clin d’œil » D+, une prochaine fois avec un peu d’optimisme et toujours la même bonne humeur.

    Merci à tous et à bientôt,

    Thomas

    PS : Les photos d’Eva : https://www.dropbox.com/sh/hmgl4rxg1ecr5cv/AAD2jNpYiWGxO1abNWSYD90Na?dl=0

          Et les miennes : https://photos.app.goo.gl/Swwwz3n9ds83myum7

  • Entre hiver et été, difficile de choisir ! we du 23-24 janvier 2016

     

    Avec Mylène, Carine, Aurélie, Antoine, Fabien, Vincent, Grigory et Liviu, nous passons donc le samedi en hiver, aux cascades du vallon de Sarrouyes, derrière la station de Val Louron. L'approche est longue, mais nous pouvons jouir d'une calme solitude pour tapoter du glaçon de fort belle qualité. Un bon moment en montagne :)

     

    Sarrouyes

     

    Dimanche, après un petit but surpopulation et sanssurprise au parking de Bielsa (30 personnes sur l'approche à 8h sans compte le stage TM !), nous décidons d'opter pour l'été et troquons les crampons pour les chaussons, les doudounes pour les t-shirts. Et nous voilà sur l'irréprochable calcaire de SuberPène, entre couennes et petites "grandes voies".

     

    SuberPene

     

    Merci à toutes et tous pour votre bonne humeur
    Arnaud

     

    Crédit photos : Grigory, Kréma, Liviu


    Topos :
    - Cascades de Sarrouyes : www.camptocamp.org/summits/713237/fr
    - MJC : www.camptocamp.org/routes/700640/fr

     

    Les photos : https://picasaweb.google.com/103441169821588509054/WeCAFCascadeASarrouyesEscaladeASuberPene?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPacmObUppvdEg&feat=directlink

  • C’est la n°30 du Guide Ollivier, l’Eperon Nord de Clarabide, là où personne ne va …

    Il est environ 12h30 quand notre groupe de 6 cafistes arrive au Pont du Prat ce samedi 27 août ; le soleil tape déjà fort quand nous déjeunons au parking engorgé par les voitures des touristes profitant des derniers jours avant la rentrée.

    Nous partons sur l’interminable sentier des gorges de Clarabide. Les framboisiers abondent mais pas le temps de tendre la main, … fait trop chaud. Brève pause à La Soula pour refaire le plein d’eau. Sur le chemin, nous croisons plusieurs groupes descendant et répétant « il va y avoir du monde à la cabane ». Nous comprenons que la petite cabane de Prat Cazeneuve afficherait déjà complet, mais ce n’est pas vrai à notre grande joie quand nous y arrivons : même si elle n’est pas grande, il y a maintenant des sommiers superposés et on peut bien y tenir à 10. Nous plaçons nos effets pour garder les places.

    Comme il n’est qu’environ 16h, nous décidons de nous diriger vers le lac de Poucherges pour évacuer la transpiration de la montée et se baigner rapidement car l’eau est bien froide.

    De retour à la cabane, les cordées de 2 sont définies ainsi que l’heure du réveil. Puis apéro repas et dodo. Jean décide de dormir dehors, une dalle providentielle lui sert de lit et il pourra tenter de compter les étoiles et autres satellites ou étoiles filantes.

    Dimanche 28 août : il est 5h30 Prat Cazeneuve s’éveille ; tous sauf Jean qu’il faut secouer, emmitouflé dans son duvet : il devait y avoir trop d’étoiles à compter …

    6h30, nous partons après un petit déjeuner costaud. Les frontales resteront allumées environ 30 minutes. Nous atteignons le Lac de Clarabide et sommes face à notre éperon Nord : encore un peu d’effort à remonter la moraine d’éboulis qui nous mène sur un plateforme dont nous pensons être le départ.

    L’Eperon Nord de Clarabide, là où personne ne va … Pourquoi ?

    La description du guide Ollivier est très brève « remonter l’éperon tout droit ». Sur C2C ? pas mieux juste 2 commentaires de grimpeurs qui se sont plus ou moins égarés. Mais tous disent que le terrain est miné : croulant. On avait compris qu’il faut toujours rester sur la partie gauche de l’éperon pour avoir de visu le port de Gias. Il est 9h : nous démarrons la grimpe. La première longueur est faite, nous y voyons un cairn qui sera le seul. Nous partons donc un peu à gauche, probablement trop à flanc car nous continuons toujours à monter en restant à gauche mais dans du pas raide. Le terrain est vraiment pourri, on ne peut pas protéger grand-chose. Une petite discussion pour savoir s’il faut continuer ainsi ou revenir en arrière pour reprendre du vertical. Nous restons sur notre lancée, la montée vers le port de Gias est toujours bien visible. Encore une bonne longueur où nous marchons sur des œufs : aucune prise ne tient. Puis c’est la fin de cette progression ascendante gauche. On ne peut raisonnablement plus continuer ainsi ; heureusement en levant bien la tête nous voyons comme une longue cheminée/dièdre en vertical sur la droite. C’est notre porte, là le rocher devient plus sûr, les friends se succèdent aux coinceurs et sangles pour de bon assurages, car c’est bien raide (3+ voir pas de IV). Nous progressons parfois en corde tendue et en réversible lors des relais. Puis nous retouvons  ce qui semble être LA voie sur le fil de l’éperon. Encore une belle longueur bien raide mais le rocher reste sûr, nous trouvons un piton. Enfin la délivrance : le haut de l’éperon est atteint : reste une traversée sur un fil  pour retouver la voie normale du Pic Oriental de Clarabide (3012m). Il est 12h30. Soit 3h30 pour faire la voie ce qui n’est pas mal.

    Nous cassons la croute et laissons nos sacs pour enquiller le pic Central et Occidental et enrichir le tableau des 3000. Le panorama est grandiose avec un ciel bien dégagé : nous voyons bien les Posets où devrait être une autre groupe du CAF TLS. Nous redescendons par le port de Gias et son interminable couloir d’éboulis et de blocs pour se diriger encore une fois dans le lac de Pouchergues et y faire quelques brasses.

    Nous récupérons nos effets à la cabane de Prat Cazeneuve pour retourner les jambes déjà bien lourdes vers nos voitures que nous retrouvons vers 19h.

    Matériel utilisé : jeu de friends du 0.3 au 2, jeu de coinceurs, 3 sangles de 120 et 5 dégaines à rallonge. J’avais pris qq pitons au cas où. Encordement variable entre 30 et 40 m.

    Ce fut un très agréable WE, les conditions météos étaient excellentes. Nos amis cafistes étaient Mylène, Nathalie, Stéphane, Nicolas, Jean et Domi.

    Photos : voir lien sur le fil d'info (Jean Le Corre et Mylène)

  • En voilà un titre accrocheur ! Cela aurait pu être le résultat d’une finale d’un sport de ballon rond bien connu à cette période mais il en et tout autre… 8 c’est le nombre de cafistes qui ont repoussé les limites de la classique arête dite Espadas-Posets, en partant du col non pas des Pavots (trop facile) mais d’Eriste beaucoup plus au sud.

    Mais passons aux détails.

    Ce samedi 9 juillet, pour cause de Tour de France, nous avons dû partir tôt de JJulien afin de passer St Lary avant la fermeture de la route donnée à midi. Après Bielsa, nous avons pris à gauche la petite route jusqu’à St Juan de Plan puis la piste de 10km qui mène au refuge de Viados. La piste a été refaite et est correcte pour un véhicule de tourisme. Nous nous sommes arrêtés environ 1km avant le refuge, là où est situé sur la gauche le camping El Forcallo. C’est là que nous avons installé nos tentes pour 7.6 euros/personne, douche compris. La réceptionniste est super gentille et le camping dans de l’herbe verte à faire réver. Après un déjeuner, sieste au calme et départ pour 2h de rando à repérer le cheminement pour le lendemain, et prendre des infos au refuge de Viados (à 15min du camping) « necesitamos crampones para ir al colado de Eriste y descendre el glaciar del Posets ? » « no ». Super, les crampons resteront dans la voiture. Pui la montée au refuge de Tabernes nous procure une saine transpiration dont la douche va procurer le plus grand bien être. On définit les 4 chefs de cordée et les seconds, les dernières consignes pour faire le sac, horaire de levé fixé à 4h pour un départ entre 4h30 et 4h45. Puis, comme d’hab, apéro, bibine, … et gros dodo.

    Dimanche 10 juillet. 4h00 : le ciel est magnifiquement clair. TOUS sont réveillés à l’heure pour le petit dej. 4h47 : nous partons pour le col d’Eriste atteint en 3 HEURES (horaire topo = 3h30 depuis Viados). Il est 7h45.

    Baudriers enfilés, il est 8h10 nous partons non encordés sur les premiers pitons. « OK Nat tu avais raison, le NE est à gauche ». L’escalade y est splendide, jamais difficile mais où la vigilance est maximum car des passages d’escalade et désescalades sont exposés. La bèche Brulle est finalement bien passée grâce à une vire à gauche. Au Col des Pavots, le hasard des mots fait que le chef de groupe a l’impression de prendre une dose .. d’opium (effet de l’altitude). Arrivés en vue du Pic Espadas, la raison veut que nous nous encordons pour une progression en corde tendue avec assurage en mouvement typique court, long, becquets … bref, une belle révision. Descente sur le taillante, véritable tobogant, encore un ressaut, puis le col jean Arlaud, dans du rocher pourri et la dernière montée pour atteindre notre graal, les Posets 3375m, il est 13h00. Soit moins de 5h pour faire l’arête, donnée en 4h30 sur le guide Ollivier. Collation, photo de famille. 13h40, nous re décollons sur la crête du versant Nord pour retrouver le nœud d’arête entre la breche Carrive et le glacier des Posets. Sur le glacier la neige est molle et et nous filons droit dans la pente plein ouest pour rejoindre de raides éboulis, passages de torrents pour refaire le plein des gourdes, puis la foret et fermer la boucle un peu avant Viados. Il est 17h15 quand nous atteignons le camping.

    BRAVO à tous, personne ne s’est plaint malgré les douleurs, les pieds rougis et autres genoux décollés. Vous avez été exemplaires dans la gentillesse, c’est du bonheur partagé.

    Il est 21h30 quand nous arrivons à Toulouse. Il parait qu’il y a une finale en cours.

    Mais, 8-0, c’est la victoire de Pauline, Thibault, Cyril, Vincent, Denis, Aurélien, accompagnés par Nathalie et Domi.

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  • affiche Journée du Livre Pyrénnées web

    Pour la seconde année, le Club Alpin de Toulouse organise la Journée du livre Pyrénéen, à Toulouse. Une dizaine d’éditeurs sont conviés à exposer et vendre leurs ouvrages sur le thème des Pyrénées. C’est l’occasion d’une journée d’échange et de partage, dans une bonne ambiance autour de passionnés de montagne ou de néophytes. Et qui sait, les fêtes de Noël approchant, cela peut être l’occasion de découvrir un cadeau original…

    L’entrée est libre et gratuite, à partir de 10h jusqu’à 18h.

     

    3 rue de l’Orient 31000 Toulouse

    • * Venir en métro : arrêt Jeanne d’Arc ou Marengo

    * Venir en voiture : parking Jeanne d’Arc à proximité

  • Vendredi 27 Avril: j'ai le pont du 1er Mai, Nathalie travaille, je consulte mes 3 sites Météo favoris et tous donnent un créneau de beau temps lundi 29 entre 6h et 14h, de plus il va neiger dimanche et la nuit de Dimanche à Lundi, le froid revient; il y a un coup à faire..

    J'appelle Julien qui me dit qu'il a vu pareil, pourquoi pas..

    Un petit coup de fil à Jérôme, toujours partant quand c'est bien vendu;  oui ; ..mais je dois être au Pays Basque en fin d'après midi, j'ai une fiesta avec les copains; " fait moi confiance"...

    Dimanche soir; 2 appels supplémentaires; Philippe et Yan; Julien se réserve encore, tout dépend de la nuit qu'il aura passé; " je t'appelle si je viens".

    Lundi matin: SMS Julien; j'arrive; nous nous retrouvons à la gare de Portet à 6h30, pause café à St Lary, Parking de Piau ; 8h30; 3 voitures , un goupe part faire le Port de Campiel, 2 gars sont déjà partis en direction de la Hourquette.

    Il fait beau, nous profitons de la traçe et montons rapidement, arrivé au niveau du couloir du String , nous prenons la direction de la Façe Nord de la Géla, les 2 Palois eux, ont bifurqués à l'étranglement déversant de la Façe Nord, ils nous rejoignent et nous disent " ne pas l'avoir senti", il est vrai que depuis l'altitude de 2500m, ils traçent dans plus de 20cm de neige fraiche.

    Petit conciliabule avec Julien, la sous couche est ferme, pas de traçe de plaque,  la neige est tombé sans vent, sa cohésion est bonne. Je pars doucement, dès les premiers mètres les signes sont bons, je continue et demande les écartements par prudence. Arrivé en haut de la combe, 1er regroupement, et Julien me remplaçe pour la traçe de la montée finale, sommet à 12h30, nous ne tardons pas.

    La combe à bien pris 30 à 40 cm, on se croirait en plein hiver, la neige est légère, tout le monde s'éclate. Arrivé en bas de la Façe, un des Palois qui nous a vu descendre est en train de remonter pour profiter de nos traçes. Nous continuons par la succession des petits vallons et couloirs sur la gauche en descendant, cette neige fin Avril; c'est fou...

    On continue sans arrêt jusqu'aux voitures, j'ai promis à Jérôme qu'il serait pour l'apéro au Pays basque, 14h : Parking, nous mangeons, il commençe à neiger....LE CRENEAU...

    Les photos: https://photos.app.goo.gl/ssTsRshOeudFKm0p2

  • Nous sommes 13 personnes pour cette course classique. Au départ du point côté 1391m sur la carte, on a chaussé les splitboards et raquettes sur une neige récente froide de 5cm qui repose sur une couche dure. Autant dire que pour la descente ça sera cool. La montée jusqu'au cirque du cap des hittes/ Monségu a été relativement rapide. On a démarré à 9h15 pour s'arrêter vers 2250 vers 12h sous le sommet du Monségu (deuxième but). On a fait 860 de dénivelé. Le vent nous à fait douté et le ciel c'est bâché d'un coup. On c'est arrêté sur de la neige dure. La descente sur certaine portion fut piégeuse. La visibilité du relief était nul à cause de la luminosité. Mais le surfeur c'est faire tout en touché;-D. La neige est plutôt bonne dans les creux de vallon (bonne neige froide et légère). On c'est quand même bien régalé. On c'est arrêté vers 1500m pour faire la pose déjeuné et ensuite on a fait une recherche DVA. (A faire chaque début de saison et régulièrement). On a fini vers 15h et on est descendu boire une bière à Luchon. Une bonne journée comme on les aime...

     

    Merci à Michel, Julien, Gilles, Gabriel, Aline Aurélie, Claire, Cyril, Romain, Julien, Rémy, Arnaud.

  • Ce samedi 10 septembre 2016 notre groupe de 8 arrive au lac de Cap de Long. Il est 13h et tout en avalant les sandwiches nous avons les yeux fixés sur la muraille nous surplombant, qui est notre premier objectif du WE. Francis (du Garlitz) nous a rassuré : les conditions sont excellentes. « tu verras Hubert qui va redescendre avec 2 clients) », me dit-il.

    Nous formons les cordées ainsi : Caroline-Nathalie, Bernard-Paul, Manu-Gabriel et Emilie-Domi (« tu as de la chance tu es avec le chef », entend-on). Les 2 minutes de marche d’approche sont top mais trop peu comme promenade digestive. Et effectivement Hubert est descendu, le temps d’une poignée de mains et quelques discussions, nous attaquons les voies. Ce sera « Mon bistrot préféré » pour les 2 cordées 100% masculine et « Tout inox » pour les autres. Les 2 voies se rejoignent au milieu mais la dalle en 5 a été appréciée à l’unanimité. Domi rattrape une cordée de 3 avec 2 jeunes gamins seuls sur l’avant dernier relai avec un paquetasse de nœuds : « tonton tire pas, j’arrive pas à déméler », dit l’un paniqué. Domi les dépatouille et annonce au tonton qu’il va enfin pouvoir avaler les cordes des mouflets.

    Cette grimpette nous a permis de nous remettre dans le bain des manips et de faire du réversible  avant d’entreprendre une course d’une autre dimension pour le lendemain.

    Nous redescendons par le chemin, installons nos tentes, décidons de garder les mêmes cordées et préparons notre matériel pour gravir l’arête du Petit Alharisés.

    Il est déjà 19h30, le ciel est très bas, les nuages couvrent le milieu des grandes voies où nous distinguons à peine 2 silhouettes, ce qui ne nous empêche pas de prendre l’apéro et de finir le diner à la frontale. Gabriel, bien équipé, décide de dormir dehors pour tester son sursac.

    Dimanche 11 septembre, notre équipe s’éveille à 6h15. Les tentes sont mouillées par l’humidité importante de la nuit. Après un petit déjeuner, nos nous élançons durant une bonne heure vers le pied de l’arête N du petit Alharisés. Le topo dit de partir dans la cheminée de 30m en herbe et dalle sur la gauche, située un peu à gauche de la base de l’arête. Nous sommes encordés à double avec une 60m, donc 30m d’encordement, et tirons des longueurs durant quasiment toute la progression. La première partie est plus raide. Une dalle en III+ est un premier passage un peu plus dur. Puis l’arête va s’aplanir et le passage de la taillante est le plus impressionnant, là il y a du gaz : la première cordée le passe debout les autres à califourchons. Pour protéger ce passage, nous avons mis un petit coinceur dans une mini-fissure sur le bloc à gauche qui domine le départ de la taillante, puis un friend à droite dans la partie verticale en arrivant au bout. Puis le passage dit du « pas de l’aveugle » qui se désescalade à reculons. Comme il est déjà tard, nous décidons de nous arrêter  sur un large replat pour nous restaurer et de profiter d’un « systèmes de vires » à isards (ce qui fait rire Manu) sur notre gauche pour redescendre avec prudence dans l’herbe et les blocs du vallon, abandonnant à sa solitude,  un peu devant nous, le sommet du petit Alharisés.

    Même résignés d’en finir, tous sont ravis par cette très jolie progression en arête, avec de multiples recherches de protections avec coinceurs, friends, bequets, adaptation des longueurs de cordes ; c’est une course bien complète où ceux qui ont déjà suivi des UF ont pu mettre en application leur savoir.

    Au bilan, un WE rempli alliant GV et alpi, sous un beau soleil et la mousse finale chez Francis qui nous a jumélé sur notre arête. Un groupe super sympa !

    Domi