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9 jours de camp dont 7 en activités
10 sorties organisées
13 600 m de dénivelés
deux sorties à 2 000 m de dénivelé dont une "première" dont on reparlera : le Tour de l'Arbizon
des milliers de virages dans la poudre
2 demi-journées de mauvais temps seulement

25 participants dont 20 durant l'ensemble du stage
3 encadrants
157 nuités
1 cuistot
2 000 euros de nourriture
plus de 500 litres de fioul pour le chauffage

Voilà, en quelques chiffres un rapide portrait du Camp de ski de rando qui s’est déroulé en Vallée d’Aure à Ancizan auquel ont participé :
Baptiste Burgy, Mathieu Chabridon, Stephane Choisnard, Thomas Delphin, Fabien Foulon, Patrick Gigord, Karine Legrand, Yves Monod, Thierry Delattre, Cyril Payerne, Marie Cecile Perillat, Revaz Ramazashvili, Pascal Rousset, Lea Tarallo, Theo Vigier, Lucas Serraz, Louis Camille, Marie Pierre Charia, Yann Pihan, Remy Caruana, Claudine Voyle, Cécile Claudel, Serge Florit et moi-même.
 
Alors, pourquoi ce camp ?
Des camps de ski à Ancizan avaient déjà été organisés en… 1960, 61, 62 puis à Soldeu (Andorre) en 1966, 68, à la Grange de Holles dans les années 70 et à Cauteret en 1980… puis plus rien…. ou si peu..
Il s’agissait donc de remettre au goût du jour ces camps de ski de rando qui ont fait l’histoire du club depuis Jean Arlaud dans les années 1920.
Il s’agissait aussi de passer un bon moment ensemble dans un esprit de bienveillance et du « vivre ensemble » qui doit prédominer… 
Il s’agissait enfin de permettre aux participants de progresser rapidement , de gagner un bon niveau de pratique en ski alpinisme (passer de débutant à Initié, d’initié à autonome, et éventuellement d’autonome à expert). 
Le fait d’avoir trois encadrants expérimentés (un grand merci à serge Florit pour son animation quasi permanente) va nous permettre d’organiser chaque jour deux sorties de niveaux différents sur des destinations différentes. avec des groupe de 6 à 10 personnes
L’intendance et la préparation des repas du soir étant assurée par un cuistôt en formation.
 
Jour par jour, quelques éléments du déroulement de ce stage

Samedi: regroupement général sur le parking Jules Julien pour faire un dernier brief sur le matériel nécessaire, compléter les voitures et ramener les véhicule non utilisés.
Dès notre arrivé à Ancizan, installation et... tranchées...
Il s'agissait de dégager les accès à la maison et au local de stockage du matériel obstrué par plus d'un mètre de neige déjà bien compacte.
Pendant ce temps là, la maison chauffe. Il faisait 2 ° à l’intérieur...
Nous arriverons quand m^me à 15 ° au moment du repas

Les photos : 
http://www.brunoserraz.fr/skialpinisme/Campdeski2015/index.html

Dimanche : Sortie réellement collective à ... 23 au Cap de Nesté pour diffuser des consignes générales et essayer de constituer des groupes de niveau homogène, ce qui ne durera pas, les affinités l'emportant sur les différence de niveau de pratique.
Beaucoup d'inertie au départ mais très vite, la caravane s'ébranle avec 6 véhicules... pour Argendost, noyé sous la neige.

Le plus dur à Argendost (1125 m) reste de … garer les véhicule dans ce minuscule village loin du monde au-dessus d’Arreau surtout quand la neige occupe tout l’espace disponible sur la voirie.
 
Nous voilà quand même partis ski au pied vers 10 heures après un (trop) long exercice de … découverte du fonctionnement de son DVA. 4 mn pour collectivement passer de la fonction émission à celle de recherche. Les marges de progrès sont énormes…
Les premières pentes nous accueillent dans un cadre enchanteur, un vrai décor de boite de chocolats glacés, avec une neige étincelante et des arbre qui ploient sous des amas de neige.
La caravane s’étire lentement mais tout le monde suit.
La couche de neige a l’air bien stable et nous pouvons fendre sans crainte les grande pentes exposées au Sud qui nous conduisent au col de Sonères.
Il nous faut, à ce col attendre les derniers(certains manquent un peu d’entrainement mais cela viendra vite…), ce qui nous permet d’admirer un paysage de forets et de moyenne montagne très attachant. Au loin, une grande partie de la chaine des Pyrénées et surtout le massif de l’Arbizon se dresse, recouverte d’un manteau de neige peu courant.
Une fois rassasié, nous décidons de rallier le Cap de Neste (1887 m) apparemment tout proche…
Il nous faut faire une très longue traversée au-dessus des forets de Sarrancolin pour rejoindre le col de l’Aouet puis arpenter les 150 derniers mètres au milieu des cailloux car les crête ouest ont un peu dégarnies….
 
AU sommet, la vue de ce promontoire, en avant de la chaine, est magnifique.
En contre-bas, vers le Nord est, on aperçoit la station de ski de fond de Nistos avec ces raquetteurs qui eux aussi rallient le sommet…
Ils ne sont pas seul : la mer de nuage monte lentement mais surement.
Il nous faut vite penser à descendre et rentrer avant le jour blanc.
Après un rapide et frugal repas au sommet, nous voilà à l’oeuvre.
Revaz qui marchait d’un bon train semble très mal à l’aise en descente…. Il va falloir beaucoup l’aider à virer et lui ré-enseigner les fondamentaux du ski de descente….
D’autres participants ne sont pas au mieux de leur technicité et manque un peu de pratique en ce début de saison.
 
Nous en profitons pour faire deux groupe dont un qui va noyer ses spatules dans des combes gavée de poudre bien fraiche…
 
Les autres reprendront la traversée et tout ce petit monde se retrouvera au col de Sonère juste avant que la mer de nuage nous enveloppe.
 
Ensuite, c’est jour blanc et rafraîchissement très sensible de la température.
Serge Florit se dévoue pour accompagner pas à pas Révaz dans la descente. Le reste du groupe prend de l’avance. Nous sommes quand même près d’une vingtaine dans un brouillard de plus en plus épais, sur une pente sans véritable point de repère.
On se regroupe le plus souvent au son de l’appel du berger… pour éviter que des brebis s’égarent….
 
Nous arrivons enfin en lisière de forêt, ce qui nous permet de deviner des perspectives puis de retrouver le confortable cheminement de la montée.
Nous arriverons ainsi sans encombre aux voitures…
 
Une belle première journée de mise en jambe d’à peine plus de 1 000 m.
 
Les photos :